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( 23 novembre, 2007 )

Il est des signes …

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De l’existence du Créateur…

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Notre vie ici-bas et sa continuité reposent sur un nombre extraordinaire de lois précises que l’entendement humain refuse de croire qu’elles sont dues au hasard.

Ainsi il y va, par exemple, de la position de la terre vis-à-vis du soleil. Si la distance qui les sépare diminue, la terre se rapprochera du soleil et la faune et la flore seront complètement brûlées.
Si par contre, cette distance augmente, la terre gèlera et il n’y aura ni agriculture, ni élevage. Penses-tu donc que la position de la terre qui lui permet de recevoir du soleil une chaleur convenable est le résultat du hasard?

Et le flux et le reflux, ces phénomènes liés à la lune?
N’était-il pas possible que la lune s’approche davantage de la terre pour permettre aux vagues des océans d’ensevelir définitivement le globe?
Qui a déterminé la position exacte de la lune afin qu’elle puisse être source de lumière et non pas cause de destruction?

Nous vivons sur la terre grâce à l’oxygène que nous respirons et nous nous débarrassons du gaz carbonique qui se forme dans notre organisme par la consommation d’aliments. La logique aurait voulu que les êtres vivants – et ils sont très nombreux – épuisent le stock d’oxygène qu’il y a autour de la terre, car ils ne font que le respirer indéfiniment. Or, il se trouve que les plantes vertes absorbent le gaz carbonique et fournissent en contrepartie de l’oxygène. Grâce à cette mystérieuse opération, l’atmosphère garde son équilibre qui permet à la faune et à la flore de vivre.
Penses-tu que cette harmonie naturelle est fortuite?

Il m’arrive parfois de contempler une fleur multicolore que je cueille par hasard parmi des centaines d’autres plantes qui poussent dans un jardin. Je me demande alors «Avec quel pinceau ces fleurs ont été harmonisées ? C’est un mélange merveilleux et attrayant de couleurs qui paraissent, ici légères, là hachurées, par ici rayées, par là tachetées». Je regarde alors la terre poussiéreuse d’où ces couleurs ont émergé. Ce n’est certainement pas elle qui les a créées et qui a agencé leurs teintes avec tant de goût et d’harmonie.
Est-ce donc l’action du hasard ?
Et quel hasard?

Ce serait stupide de croire que les choses et les êtres de ce monde sont dus à des circonstances purement fortuites. L’exemple de la fleur est banal par rapport à celui de l’histoire de la vie dans ses infimes détails. La constitution de la vie dans une toute minuscule cellule exige un système des plus sophistiqués et il est totalement aberrant de croire l’anarchie capable de créer tout un mécanisme moléculaire dans le corps d’un insignifiant ver de terre, en plus du système nerveux et du système digestif.

Que te reste-t-il donc à dire de l’être humain? L’homme n’est-il pas fantastique dans sa constitution, merveilleux dans son existence?

Qu’as-tu à dire aussi de la création de cet univers aux espaces infinis?
Si je vois un vêtement bien fait, pourquoi me demandera-ton d’imaginer du fil s’introduisant de lui-même dans le chas d’une aiguille qui s’infiltre d’elle-même dans le tissu pour en faire, grâce à une gymnastique habile de la main, des manches, des ourlets, des pans, etc…

Essayer d’expliquer les choses par le hasard ou la coïncidence est une sorte de charlatanisme scientifique que récusent les esprits avertis.

Courtoisie AL ISLAM

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( 23 novembre, 2007 )

LES CAUSES DE LEUR ATHEISME

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LES CAUSES DE LEUR ATHEISME

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L’imam Ghazali écrit dans son livre “La Revivification des sciences religieuses” “Tu dois savoir que Dieu est la plus éclatante des Vérités. Sa connaissance aurait dû avoir priorité sur tout, de même qu’elle aurait du être à la portée de toutes les intelligences. Hélas ! Il n’en est pas ainsi et il faudra donc en démontrer la raison.

“Nos explications à nous sont comme suit: Dieu est la plus éclatante des Vérités et nous le démontrerons par un exemple. Quand nous voyons, par exemple, un individu qui écrit ou qui coud, cela constitue pour nous la preuve éclatante qu’il existe. Sa vie, son savoir et son penchant pour la couture se révèlent à nous plus que ses traits caractéristiques, qu’ils soient évidents ou non.
Nous ignorons complètement ses désirs, ses colères, ses habitudes, son état de santé…
Nous ne connaissons que très peu certains de ses traits extérieurs et nous avons des doutes quant à la mesure de sa taille, la couleur de sa peau, etc…
Cependant, sa vie, ses capacités, sa volonté, son savoir, le fait qu’il soit un animal, tout cela est bien évident pour nous mais l’on ne peut vraiment sentir son existence, connaître ses capacités et sa volonté que grâce à sa couture et à son activité.
Cette activité reste d’ailleurs l’unique preuve de son existence.

Que peut-on donc dire de Dieu dont les preuves de Son existence sont innombrables ?
Que peut-on dire de Ses Attributs dont la Noblesse et la Grandeur sont exprimées en tout et partout ?
L’existence du Tout-Puissant, Sa Grandeur, Sa science et Ses Attributs sont attestés par tout ce que nous croyons et nous comprenons par nos sens. Tout ce que nous voyons exprime la Majesté de Dieu : les rochers, les plantes, les animaux, les arbres, le ciel, la terre, les astres, la mer, le feu, etc…
La première preuve de Son Existence est d’abord nous-mêmes nos corps, nos traits, nos caractères, nos sautes d’humeur, nos habitudes, que nous soyons endormis ou à l‘état de veille.
Le plus évident en nous et qui prouve l’existence de l’Etre, c’est d’abord notre esprit, nos sensations dues à nos cinq sens et notre raisonnement dû à notre cerveau. A l’explication de notre entendement, il y a une seule Preuve, un seul Guide, une seule Intelligence : Dieu.
Tout ce qui existe dans l’univers le prouve éloquemment et atteste grandement de Sa Science et Sagesse. Si l’existence de celui qui écrit (dans l’exemple cité plus haut) nous est claire et évidente, rien que par la preuve qu’apportent les mouvements de Sa main, comment donc ne serait-il pas évident et présent Celui qui, par son Omniscience et Sa Ma1esté, façonne tout et est partout présent? Chaque molécule en nous, nous autres êtres humains, clame que son existence n’est pas fortuite, qu’elle n’est pas maîtresse de sa propre vie et qu’elle a besoin d’un Créateur.
Comme preuve à ce que nous avançons, la constitution de nos membres, l’articulation de notre chair et de nos os, la formation de nos nerfs et de toutes les parties de notre corps, celles qu’on voit et celles qui nous sont voilées.
Nous savons que notre organisme ne s’est pas constitué tout seul, comme nous savons que la main de celui qui écrit ne bouge pas d’elle-même.

Mais, comme il n’existe aucune chose présente ou absente qui ne puisse être saisie, sentie ou comprise sans que Dieu en soit témoin, les hommes se sont trouvés dans la confusion la plus totale et ont été incapables de Le comprendre.
AI Ghazali explique l’incapacité de l’homme à saisir l’existence divine, dans les termes suivants: “Notre cerveau est incapable de comprendre la Divinité pour deux raisons : d’abord son mystère et le secret dont elle s’entoure, ensuite son excessive clarté.”
“Prenons l’exemple de la chauve-souris dont l’activité est nocturne et non diurne. Cet oiseau ne voit pas pendant le jour à cause de la clarté du soleil. Sa vue est très faible et le premier rayon du soleil le condamne à la cécité. Il n’est capable de voir que lorsque la lumière, se confondant avec l’obscurité, disparaît complètement.” “Nous ressemblons aux chauve-souris. Nos cerveaux sont déficients et sont incapables de saisir Dieu qui est Lumière intense, Lumière d’une rare beauté qui illumine tous les coins et recoins de l‘univers.”
Ainsi donc c’est à cause de Sa manifestation omniprésente que Dieu échappe aux regards.”
“Il ne faut pas alors s’étonner de ne plus voir de lumière quand il y a trop de lumière. Ne dit-on pas que les choses se distinguent par leur opposition, leur contraire? Dieu n’a pas de contraire et notre entendement est incapable de comprendre cela.” “Quand les choses sont différentes, nous arrivons à les distinguer. La difficulté naît à partir du moment où elles se réfèrent à une même notion, ou elles recouvrent la même signification.
“Prenons l’exemple de la lumière du soleil. On aurait pu ne pas se rendre compte de son existence Si elle avait été constamment présente sur terre, mais nous savons que c’est à un phénomène qui apparaît à l’aube et disparaît à la tombée du jour. “S’il n’y avait pas eu de coucher de soleil, on aurait cru que les choses n’avaient d’autre configuration que celle de leurs couleurs. Le noir aurait été uniquement noir, le blanc uniquement blanc…”
“Quant à la lumière, elle est insaisissable en elle-même, mais quand le soleil se couche et que l’obscurité se répand, le contraste apparaît et nous comprenons alors que les choses avaient été illuminées et que cette illumination disparaît une fois le soleil couché.” “Nous saisissons donc l’existence de la lumière par son absence et cela aurait été ardu pour nous s’il n’y avait pas eu cette absence.” Les choses allaient nous apparaître identiques sans la lumière et l’obscurité. La lumière, on le sait, est la chose la plus évidente qui soit. Grâce à elle, on arrive à tout distinguer. Or ce qui est clair en soi-même, permet d’éclairer ce qui est autour de soi. “Nous avons vu comment la lumière aurait pu être insaisissable, à cause de Sa manifestation, s’il n’y avait pas eu l’obscurité.
“Dieu est donc Manifestation. Grâce à Lui tout est apparu à l’existence. S’ll n’était pas éternel et s’Il pouvait changer ou s’absenter tout disparaîtrait, tout se détruirait. Tu auras alors compris la différence entre ces deux situations.”
“Si certaines choses émanaient de Lui et d’autres d’une autre force quelconque, la différence serait évidente dans les deux cas. “Mais Sa signification est UNE partout et Son Existence éternelle, impossible à nier. Il est donc bien évident que la très forte clarté et manifestation d’une chose engendrent son effacement.
C’est ce qui explique que notre impuissance à comprendre l’Etre Suprême.

Voilà donc très brièvement résumée l’opinion de Ghazali telle qu’elle a été exposée dans son livre sus-cité.

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( 23 novembre, 2007 )

Incohérence agnostique ou intégrisme athée ?

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Incohérence agnostique ou intégrisme athée ?

M. A. ALIBHAYE

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Pourquoi faut-il que Dieu devienne le souffre-douleur de tous les aveugles de la terre, de tous les ingrats de la terre, de tous les apprentis agnostiques ou athées de la terre, de tous ces grands humanistes de la terre? Ce phénomène est mondial.

Bref, on s’occupe comme on peut, surtout “à éduquer cette pauvre masse populaire qui, c’est à peine croyable à l’aube du XXIème siècle, croit encore en une force divine…en un Dieu.”
Il se trouve que j’en fais partie… Et si ces grands messieurs veulent bien, j’aimerai pouvoir, au nom de tous ceux qui se sentent insultés par leurs critiques, par la présente, leur répondre, ou leur apporter, sans exclusive, des éléments, non-exhaustifs, de réponse. Je n’ai pas pour habitude, ni pour vocation, de répondre aux piqûres de tous les moustiques de la terre, mais lorsque le vide logique se conjugue avec le vide idéologique pour se présenter aux lecteurs des médias comme un idéal de pensée rationnelle et…scientifique; lorsqu’en plus c’est répétitif, alors agir devient mesure de salubrité publique. Le religieux, eux, croyaient qu’on l’avait “géré”, or à leur éternel désespoir, ce fait s’affirme davantage chaque jour!
Dans ce monde spirituellement vide, être croyant dérange. Cela dérange tout et tous. Y compris « les agnostiques” de service qui ont tout compris.
Dans leurs grandes modesties, leurs compétences fort éclectiques, décidément, embrasent et transcendent sciences et religions. Et, des fois, ils daignent descendre de leur piédestal “agnostique” pour jeter à tous ceux qui croient en Dieu des miettes de leur Savoir infini. Tel un opportuniste profitant des méandres de l’actualité, surtout si morbide, comme mise en scène pour insulter les croyants: ils apostrophent les uns en “prouvant” l’antinomie Religions/Sciences, insultent les autres (“cocus” de Dieu), nous ressortent les clichés fanés de Religion-Opium du peuple, ou encore s’emplissent de compassion douteuse pour les pauvres bougres qui se prosternent devant leur Créateur, ou qui acceptent l’Omniscience de Dieu .

Assommant les croyants de questions qu’ils veulent, ou croient, pertinentes, mais qui ne reflètent en fait que les interrogations de bouffon du roi, ou, sérieusement, leurs interventions illustrent leur faillite intellectuelle devant la tâche d’expliquer ou de rationnaliser leur doctrine agnostique.

Tous examinent des cas de persécution des scientifiques par l’Église, et concluent d’une manière incohérente et inattendue sur TOUTES les religions.
Faire cela c’est argumenter avec des données de Pierre et conclure sur Paul, Jacques et André! Cela fait peu sérieux. Populisme démaguogue…

L’Islam n’a jamais persécuté les savants, mais toujours encouragé la recherche du savoir et de toutes sciences. Les travaux des chercheurs arabes furent les nourrices de la Renaissance. À savoir…

Ils prônent l’évolution des espèces, thèse chère à Darwin et autres récents Monod ou Changeux.
Sachant qu’à l’échelle du temps le présent n’existe pas, il n’est que la limite entre le passé et le futur, je leur prie de m’indiquer UNE seule, pas deux, espèce animale en voie d’évolution vers une autre espèce: ç.à.d. un poisson ayant des mini pattes et un poumon embryonnaire par ex.? Si on ne le peut, alors contentons-nous de n’émettre, comme Darwin lui-même l’avait fait, que des hypothèses bien humbles.

Qu’est-ce donc que l’agnosticisme?
Sûrement pas cette logique fermée et l’arrogance qu’ils arborent.
L’agnosticisme est par essence un écart à la science: c’est un à priori reniant par définition l’absolu et toute métaphysique.
Ainsi on nous déclare que l’attitude des croyants “efface d’un revers de bras toute la démarche scientifique”. Il convient que chacun balaye devant sa porte!
Quand les agnostiques déclarent que nous ne pouvons rien savoir avec certitude de ce qui dépasse notre entendement et perception sensorielle, les agnostiques ne font, en fait, qu’affirmer qu’il n’y probablement pas de réalité au-delà, rejoignant ainsi les thèses athées. C’est pourquoi, bien que des différences dialectiques existent entre ces deux notions, les similitudes l’emportent, aussi par concision, je m’adresse ici aux deux catégories de personnes.

Selon leur logique respective – seules nos perceptions sensorielles nous permettent d’appréhender la réalité, seule existante, car seule perceptible.
C’est une position sans justification intellectuelle, car tout au plus peut-elle induire qu’il n’est pas possible d’établir une quelconque probabilité d’une réalité extra-sensorielle. Mais c’est tout.
Donc les limites de ce que nous pouvons voir, sentir, toucher, ne sont pas les limites de la réalité, mais les limites de notre perception.
L’Histoire regorgent d’exemples bousculant cette thèse. Je n’en veux pour preuve que les ondes, radioélectriques, infrasons et ultrasons, infrarouge et ultra-violet, toutes des découvertes récentes à l’échelle de l’humanité.
Mais d’autres exemples existent.
Car, quelle sera la prochaine découverte qui engendrera une nouvelle réalité?
Ou maintiendrait-on que le dieu-Sciences ou le “Scientisme”, croyance des incroyants, religion des “non-religieux”, ait déjà dévoilé tous les secrets de l’être humain, de la nature, de l’Univers?
Que donc ce dernier est ainsi figé parce que nos perceptions sont limitées?
Bien sûr que non!

Au lieu d’être impressionnés par notre impuissance à établir avec certitude les limites de la réalité – toutes nouveautés apportant une nouvelle réalité – certains persistent dans un nombrilisme aigu, troquant une humble dignité à un orgueil stupide, au prix de pires contorsions intellectuelles.
Ce qui leur semble de l’audace toute “chée-bran”, n’est qu’autosuffisance béate, et nue arrogance.
Voilà comment, d’une simple et honnête hypothèse de travail, l’athéisme devient axiomatique!

La mécanique quantique, qui a bouleversé la représentation du monde microscopique, nous a appris que sans le langage elle n’aurait pu exister. En effet, nous ne pouvons formuler (comme notions) que ce que nous pouvons penser, et nous ne pouvons penser que ce que nous pouvons formuler. En effet ces deux activités gravitent exclusivement autour de la “réalité”, elle-même communiquée par nos perceptions sensorielles. Le cercle est ainsi bouclé.
Par le même raisonnement, quelle est donc cette logique agnostique qui veut que la réalité soit ainsi bridée par l’impuissance de nos sens ou sciences?
Est-ce peut-être le même postulat réducteur qui leur fait dire que la foi en Dieu viole la pensée sereine, tandis que l’agnosticisme, “noble”, ne voilerait pas la raison!

On comprend ainsi mieux qu’ils puissent être enclin à envier jalousement la sérénité de certains gens de foi face aux épreuves de la vie.

Je veux bien – libre expression oblige – que les uns ou les autres s’arrogent le rôle “vigilant” de chien de garde de l’athéisme, quitte à s’acharner sur le malheur des autres (en substance: “si votre dieu existait, il vous en aurait protégé”).
L’athéisme des uns peut, en effet, générer une transcendance de la foi des autres, une purification. Mais de grâce, qu’il se manifeste à visage découvert, sans le fard usurpé de la science, sans le couvert de l’humaniste affecté, enfin, sans le voile d’une logique de parade.
Cet athéisme là en devient progressiste et intolérant.

Il n’aura de dignité non lorsqu’il bafoue ou insulte, mais lorsqu’il respectera la foi et la conviction d’autrui.

“Un misérable mortel conscient”
Mohammad Amine Alibhaye

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( 23 novembre, 2007 )

DISCUSSIONS AVEC UN « AGNOSTIQUE » [1]

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DISCUSSIONS AVEC UN « AGNOSTIQUE » [1]

- M. A. ALIBHAYE -

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Cher J., J’accuse réception de ton récent message et je t’en remercie. Je respecte ton opinion sur Dieu, mais permets-moi à travers cette dernière réponse de réagir très brièvement au *fond* du problème que tu soulèves (les détails seraient bien trop longs à relever). Au moins t’auras eu mon avis sincère! :-)

1) Par quel mécanisme affectif et intellectuel expliquer la foi en Dieu chez un adulte, donc un être sensé être intelligent?
2) Tu es heureux dans ta négation de Dieu, je suis heureux dans ma foi en Dieu; alors pourquoi vouloir y changer quelque chose?

1) la foi, en Islam, n’a rien à voir avec l’affectif (à l’inverse du Christianisme par ex.). La foi découle d’un processus rationnel, raisonné, intellectuel, ET scientifique. Dieu nous a pourvu non seulement de deux yeux pour percevoir le monde extérieur, mais aussi d’un troisième oeil qui lui analyse les realités invisibles qui s’étendent bien au-delà de l’horizon de la perception. Cet oeil, c’est l’intellect. Et, tu le sais toi-même, que les données apportées par l’intellect sont plus sures, plus réelles, que celles des yeux qui sont limités physiquement à une gamme précise de rayons, et de distances.
En Islam, et c’est capital, à l’inverse d’autres religions, nous DEVONS faire usage de cet outil merveilleux qu’est l’intellect, nous devons raisonner, nous devons réfléchir. Le Coran abonde d’exhortations en ce sens.
Alors quel rapport avec notre question? Le rapport est le suivant: si demain, nos savants laboratoires nous annoncent que l’équilibre des forces gravitationnelles (régissant l’Univers, depuis l’atome jusqu’aux galaxies) Terre-Soleil a été rompu, et que conséquemment, la Terre poursuit actuellemnt une course folle à environ 10 000 Km/h en direction du Soleil.
Nos yeux ne peuvent l’apercevoir, mais l’intellect peut lui concevoir les implications de cette information: cela implique que d’ici quelques semaines toute forme de vie sera effacée de la face de la Terre! Triste perspective, c’est vrai. Mais au fait, par quel HASARD merveilleux, fantastique, époustouflant, cette équilibre eut-il pu exister jusqu’alors, et ce, dans tout l’Univers? Moi cela m’interpelle. Interpelle ma faculté de raisonnement. Interpelle ma capacité d’analyse, bref, donc, interpelle mon intellect. Sans vouloir chercher plus, je me dis qu’il y a quand même “quelque chose”, qui nous dépasse, qui dépasse notre entendement, et qui manifestement “gèrait” ces équilibres.

Lorsque je me tourne vers l’infiniment petit, cette fois, l’on me dit que dans l’atome, l’unité constituante des corps simples, cette même structure, et ces équilibres sont présents, je me gratte la tête. Surtout, l’on qu’on m’annonce, lugubre, que si, il y avait une variation d’un pour cent dans les distances orbitales des électrons par rapport au noyau, les premiers s’aglutineraient sur le noyau, et toute forme de vie aurait été impossible. On parle là de 0,00000001 mm! Frissons.

Je touche là à la science, à la mécanique atomique, quantique, ondulatoire, vibratoire. Et cette même science me force à *inventer* un chef d’orchestre, s’il n’existait pas!
Lorsque je vois une vulgaire allumette, je me dis qu’il y a un fabriquant.
Lorsque j’entends une musique, du violon, dans une chambre ou de derrière un rideau, je me dis que de l’autre côté il y a un homme avec un violon et qui joue une belle mélodie sur un appareil merveilleusement bien accordé.
À aucun moment, ne me viendrait l’idée “saugrenue”, “incongrue”, de penser que cette *simple* mélodie puisse être le fruit du hasard. Il y a *forcément* un homme ou une femme qui, en virtuose, joue d’un instrument qui lui même ne peut être le fruit du hasard.
Que dire alors de la plus merveilleuse des machines: l’Homme?
Comment expliquer que le Coran, datant du VIIe siècle, contienne des données scientifiques que l’on a découvert hier? (Il y a un livre écrit par un homme de science français, Dr Maurice Bucaille, qui traite avec impartialité du sujet)

Les expressions de la Foi, telles qu’on les voit chez différents peuples, sont encore un autre problème, qu’il convient de lier à la culture, à l’Histoire, ou autres éléments spécifiques. Sans vouloir l’éviter, car tout est explicable, cela ne relève en tous les cas pas du problème de fond évoqué ici. Voilà une des facettes du processus qui nous amène à reconnaître l’existence d’un Etre supérieur. Mais j’admets volontiers que les raccourcis pris sont quelque peu réducteurs, tu devras faire donc des efforts… d’inductions, de déductions, bref de raisonnement. :-) Je suis loin d’être moqueur, le problème est trop sérieux, okay? Je souris, car j’utilise pour dire que Dieu existe, exactement les arguments que tu as utilisés pour dire que Dieu n’existe pas.

En résumé, je peux concevoir le rapport entre l’ISLAM et la science sous toutes les formes, sauf un rapport d’exclusion (c.a.d l’un exclut l’autre).

2) Admettons que je suis heureux dans ma croyance en Dieu, que tu es heureux dans ta négation de Dieu. Okay, qu’est-ce à dire? Je vis ma vie en parfaite harmonie avec mes croyances, mes convictions, mes actions. Je jouis pleinement de la vie selon mes critères d’appréciation à moi (préfèrant la prière au vin, au porc, par ex.). Je peux être juste, honnête, compatissant etc..Je m’accomode fort bien de ce qui semble être des contraintes aux autres, bref comme tu dis, je suis heureux. Toi, tu vis ta vie en parfaite harmonie avec tes croyances, tes convictions, tes actions. Tu jouis pleinement de la vie selon tes critères d’appréciation à toi . Tu peux bien sûr, parfaitement être juste, honnête, compatissant etc..Tu ne t’imposes cependant aucune restrictions, tu es libre, et heureux. Il y a beaucoup de similitudes entre nous, et une grosse différence spirituelle.
Il faut cependant convenir d’une chose, une chose sur laquelle croyants, athées, et agnostiques sont d’accord: notre mort est inéluctable.
Tôt ou tard, nous mourrons tous. Pour l’incroyant, la mort représente la fin de tout, le néant, notre corps réduit en poussière, bref la vie s’arrête là, l’amas de cellules se désintègre pour se joindre à la terre.
Pour le musulman, c’est précisement là que commence la vie, la vraie vie. C’est le début d’un processus de récompense d’une vie vertueuse, l’espoir d’un pardon divin pour nos fautes. Avec le Paradis comme récompense ultime. Jusque là assumons nos parcours similaires, okay.
Moment de vérité s’il en fallait, là, de deux choses l’une:

- Soit tu as raison, Dieu n’existe pas, la mort est bien la fin de tout pour la personne. La vie n’avait d’autres sens que l’existence terrestre et ses jouissances. Donc toi, tu n’as rien perdu ni rien à regretter. Mais moi non je n’ai rien perdu, nous sommes à égalité “dans le néant”, après avoir vécu des vies respectivement et également heureuses. Je n’ai donc RIEN perdu par rapport à toi, okay. Après la mort nous avons scrupuleusement le même sort, toi, et moi.

- Soit Dieu existe…Alors là, l’athée que tu es, a tout à perdre, et le croyant tout à gagner, car pour lui est arrivé le temps des moissons. L’éternité nous fait alors face… En conclusion, il n’y a donc *rien à perdre* à croire en un Dieu qui s’impose à quiconque réfléchit et médite sur le ciel, les étoiles, le monde qui nous entoure, le sens et les buts de la vie sur terre. Je n’ai donc rien à perdre à croire en Dieu, et tout à gagner. Toi, tu n’as rien de plus que moi à gagner, et tout à perdre, en rejettant Dieu.

La tendance du siècle à venir vers le spirituel sera de plus en plus accentué; à mesure que s’accentue la décadence des valeurs morales traditionnelles. Et cette “joute religionesque” que tu crois avoir gérée, classée, réglée, archivée sur l’étagère des souvenirs antiques, s’imposera dans ta vie, avec ses messages et ses valeurs, au moins comme un élément pour apprécier et comprendre les générations à venir.

Amine

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( 23 novembre, 2007 )

DISCUSSIONS AVEC UN « AGNOSTIQUE » [2]

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DISCUSSIONS AVEC UN « AGNOSTIQUE » [2]

- M. A. ALIBHAYE -

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l’idée d’un Créateur pourrait expliquer non, simplement les “épiphénomènes” que tu évoques, mais leur déterminisme. L’évolution de l’espèce (la même vers la même en mieux, pas “mutation” d’une espèce vers l’autre, ça, jamais vu) est indiscutable. Que le bassin des uns subissent des modifications morphologiques par rapport à des facteurs externes, que la pigmentation de la peau des autres varie d’un lieu à l’autre pour lui permettre de s’adapter à des facteurs externes (ici le soleil), tout cela et mille autres subtilités que, des fois, même la science n’a pas encore pu expliquer, sont des FAITS vérifiables. Tout cela ne diminue aucunement la probabilité d’un Créateur, bien au contraire.
Car ce qui m’intéresse ce sont les modalités de cette évolution, son DETERMINISME. Car la cellule ne “réfléchit” pas.
Qu’est-ce qui, alors explique ce mouvement perpétuel, immuable, inné, vers ce que j’appelle la perfection conjoncturelle ou encore l’évolution créatrice?

Car même si j’accepte l’hypothèse de certains, que nos chromosomes contiennent déjà les données nécessaires à cette évolution, et que, pardieu, ce sont eux qui, en fait, orchestrent et président tout ce ballet fantastique! La même question hante ma conscience de chercheur de vérité, QUI a programmé le code génétique de ces chromosomes? Le hasard? Et ce sur à peine 80 000 générations que représente le temps d’existence de l’homme sur terre, selon la science? C’est de l’utopie mathématique (1 chance sur 1 suivie de 40001 zéro!)! J’arrête là sur l’évolution, car je risque de t’ennuyer. Je n’ai pris l’exemple de la complexité de la fourmi, et la plus grande complexité de l’homme, non pour montrer notre supériorité sur quiconque, mais pour mettre l’emphase sur le fait que la très grande complexité de la fourmi reste encore inférieure, quoique t’en penses, à l’homme. L’homme étant le seul être vivant doté de la conscience de soi et d’un langage élaboré, lui conférant par là même une supériorité inégalée dans le monde animal.
Le fait d’apprécier notre extraordinaire complexité, ne diminue en rien mon humilité face à mon semblable, face aux autres créatures de Dieu, et à fortiori face au Créateur, Lui-même!

Permet moi juste de récuser l’exemple de l’islam comme fondamentalisme absolu. C’est totalement faux, même si cette image est véhiculée par les médias. Je peux le prouver par ses dogmes de liberté, d’adaptation, de tolérance, et dans les faits passés ou présents. Je peux tout autant prouver les odieuses manipulations médiatiques à l’encontre de l’Islam. Mais, je me répète, c’est un problème pour l’instant secondaire. J’en dit un mot ici pour essayer de dissiper tes impressions, préfabriquées par d’autres.

Et enfin je termine sur mon exemple et ce que tu appelles “le pari de Pascal.” Je me re-répète, le problème du choix de la vrai religion, de la voie vers Ce Dieu, n’a de sens que lorsque l’idée d’un Dieu Créateur a germé ou “titille” notre pensée. Je ne l’ai pas évoqué volontairement. Donc, en fait, il importe pour l’instant peu que le gars croit en Dieu (Allah= Dieu= Elohim= Jehovah= God= Dios etc), en Vishnou ou en Boudda. Statistiquement parlant, il a quand même plus de chance que toi, qui n’en a AUCUNE, d’accéder à ce paradis que tu brocardes. Lui en aurait…allez, 1 sur 6… Bien cordialement et humblement, J., j’espère sincèrement ne t’avoir aucunement vexé, par mes pointes d’ironie ou autres, c’est vraiment pas méchant, et nullement mal intentionné, bien au contraire. Et si c’est le cas, je m’en excuse, ainsi que pour tout autre éventuel désagrément. “Nos différences philosophiques” ne peuvent qu’enrichir un échange fructueux, donc bénéfiques mutuellement.
Contrairement à ce que tu pourrais penser ton message m’a apporté de précieuses informations.
Sincèrement.

Amine

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1) P. P. Grassé: L’Homme en accusation, Albin Michel, Paris 1980 – John C. Eccles (prix nobel): Evolution du cerveau et création de la conscience, Fayard – Jean Emile Charon: L’être et le verbe, Planète, 1965_ Mort voici ta défaite, Albin Michel – Alexis Carrel (prix Nobel 1912): L’Homme cet inconnu, Plon – Michael Talbot: L’Univers, Dieu ou hasard?, J’ai lu.
2) Reeves: La première seconde – The “Big Bang” Theory of the origin of the solar system , Univ. of Arizona Press, Tucson.
3) Reeves: La première seconde – The “Big Bang” Theory of the origin of the solar system , Univ. of Arizona Press, Tucson.

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( 17 novembre, 2007 )

Gloire A Allahe !

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Gloire A Allahe !

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Les lois physiques influent sur l’homme au même titre que sur la matiére , c’est une évidence qu’on ne peut nier.L’homme subit totalement les effets des contraintes dont il peut parfois tirer profit , mais sans jamais pouvoir faire disparaitre la cause . Par un phénoméne identique , l’influence spirituelle , autre pendant des lois physiques , s’exerce sur la raison , dont l’homme est doué , plus que toute autre créature . Mais au lieu de chercher à tirer avantage de l’enseignement divin , il s’est souvent refusé à la soumission . Tantôt rebelle , souvent mystificateur , il essaie de nier la réalité ou tente de l’asservir pour mieux se défiler . Au détriment du bon sens . Et ,c’est parcequ’il ne peuvent assumer la responsabilité de l’héritage spirituel que les incroyants essaient de le déformer ou de le contester .

Selon Freud (fondateur de la psychanalise), le fait de se voiler la face devant la vérité et de nier une évidence éclatante , relévent des méchanismes de défense liés à une forme de psychose . Le déni ne serait que le refus du sujet d’admettre la réalité dont la perception serait traumatisante . En clair , celà revient à dire , que ceux qui ont nié l’éxistence de Dieu , ne sont pas prêts à renoncer à leurs convictions , car le choc émotionel provoqué par la réalité , qui est contraire à leurs croyances , risquerait de provoquer chez eux , de graves perturbations psychologiques . Aussi , campent-ils dans une position de refus et de dénégation qui entretient et affermit leurs fausse illusions .

En conséquence , ils se trouvent naturellement entrainés dans un cercle viscieux , ou l’incroyance renforce leur obstination et ou celle-ci , trouve un terrain de prédilection dans le négativisme . Un triple systéme d’éxclusion verrouille leurs facultés mentales et leur capacité de jugement. Sous l’emprise de la peur de la vérité , ils subissent un blocage de la personalité . Une forme d’alliénation vis-à-vis de leurs croyances chymériques et inutiles .

Et si l’heure qu’ils veulent ignorer , ne serait qu’une échéance qui s’accomplira inexorablement le jour venu , sur quelle assistance pourront-ils compter ? Quelle autre divinité pourra s’opposer à ce que la justice de Dieu s’éxerce pleinement et sans résérve  ?

 » Si vous avez été incrédules , comment vous défendrez-vous le jour ou les cheveux des enfants blanchiront de frayeur ? »(73.17) S’interroge le Coran  !Ce sera le jour inéluctable , qu’il est impossible d’ignorer ou de repousser .

Le jour du jugement dernier est un grand jour . L’exercice de la religion ne prend son plein effet qu’en regard des rétributions ultimes assignées au genre humain . L’existence sera récompensé ou sanctionné , selon qu’elle accomplira les perceptes divins , ou au contraire , affichera sa mécréance et son impiété .Il sera difficiled’adhérer à une croyance sans que , au bout , ne se profile la juste promesse des faveurs divines promulguées par le Coran . A l’opposé , les athées et les incrédules seront confrontés à la réalité pour avoir nié l’évidence de l’éxistence divine et transgréssé la Parole Sacrée . Ils seront jugés sur leur impiété et recevront avec horreur le prix de leur égarement …..

…… Le jour de la Résurection est en outre , un jour exceptionel , car il instaurera le début de l’éternité . Une étérnité de délices et de plaisrs pour les uns , de souffrances pour les autres . Son importance capitale est consacrée par le Coran qui n’utilise pas moins d’une trentaine de termes et d’éxpressions métaphorique différente pour décrire l’événement . Ce n’est pas peu dire . Le Livre Sacré dépeint les bouleversements qui se dérouleront ce jour , ou les catastrophes et les cataclysmes se produiront , ou les éléments déchainés conjugueront leurs efforts , afin de détruire dans un immense désastre ,notre planéte ……

M. Kassab .

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( 17 octobre, 2007 )

Les travaux de fouille sont à un stade avancé pour détruire la sainte mosquée d’Al-Aqsa

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Les travaux de fouille sont à un stade avancé

pour détruire la sainte mosquée d’Al-Aqsa

- [Al-Quods occupée – CPI] -

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Al Aqsa

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Cheikh Kamal Al-Khattib confirme que la décision de l’Etat d’occupation de reprendre les travaux de fouille dans la zone de Bab Al-Maghariba n’est destinée qu’à mettre en échec la conférence d’automne.

Dans une interview donnée au quotidien « Palestine », le cheik Kamal Al-Khattib, président du Mouvement Islamique à l’intérieur des territoires palestiniens occupés en 1948, a dit que la publication d’une telle décision précisément avant la conférence de novembre n’est faite que pour la mettre en échec, une conférence déjà mort-née.

Les travaux de fouille à Bab Al-Maghariba est « un stade avancé dans l’exécution de quelques croyances religieuses juives voulant détruire la sainte mosquée d’Al-Aqsa pour construire leur prétendu temple sur ses ruines », continue à dire le cheikh Kamal Al-Khattib.

Ces derniers temps, la fréquence des invasions données par des extrémistes juifs est en augmentation considérable. Et la construction d’un pont reliant les cours d’Al-Buraq à celles de la sainte mosquée d’Al-Aqsa ne fera que faciliter ces invasions, note enfin le cheikh Kamal Al-Khattib .

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Source : Palestine-Info

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( 11 septembre, 2007 )

Une preuve irréfutable de l’authenticité du Messager d’Allâh .

Ici l’école de Muhammad — paix et bénédictions sur lui —. Quiconque s’assoie avec nous se doit d’adresser les meilleures salutations au bien-aimé Muhammad. Notre salutation à ton endroit, ô maître Abû Al-Qâsim, Messager d’Allâh, consiste à t’adresser la paix et les bénédictions.Chers frères, toute créature destinée à vivre en ce bas-monde passe par cinq phases, la phase de l’esprit, la phase utérine, la phase de l’ici-bas, la phase de la tombe et la phase de la résurrection.

« Et ils t’interrogent au sujet de l’esprit, dis : « L’esprit relève de l’Ordre de mon Seigneur ». Et on ne vous a donné que peu de science. » [1].

Ce verset est une preuve manifeste de la véracité et de l’authenticité du caractère prophétique de Muhammad — paix et bénédictions sur lui —. Voici dans quelles circonstances il fut révélé.

Les Polythéistes de la Mecque voulurent mettre à l’épreuve le Prophète afin de savoir s’il était vraiment celui qu’il affirmait être, c’est-à-dire le dernier Messager d’Allâh. Ils décidèrent donc d’envoyer à Médine deux des plus farouches détracteurs du Prophète, `Uqbah Ibn Abî Mu`ayt et An-Nadr Ibn Al-Hârith, questionner les grands rabbins et autres docteurs de la Loi juive à son sujet.

Ceux-ci leur dirent, pour mette sa véridicité à l’épreuve, de poser les trois questions suivantes au Prophète :

Qui sont les gens de la Caverne et quelle est leur histoire ?
Qui est celui qui a parcouru la Terre du Couchant au Levant ?
Qu’est-ce que l’esprit ?
Et ils précisèrent aux émissaires de Quraysh que si le Prophète répondait à toutes les questions, il s’agirait alors d’un imposteur. En revanche, s’il répondait à deux questions et laissait la troisième à la science d’Allâh uniquement, il s’agirait alors bel et bien de l’Envoyé d’Allâh sans aucun doute possible.

Les Juifs savaient pertinemment de par leurs Écritures que Muhammad était un Prophète. `Abd Allâh Ibn Salâm, par exemple, était l’un des chefs des Juifs. Il était un érudit. Il dit : « Lorsque le Prophète arriva à Médine, à la vue de son visage, j’attestai : “Il n’y a de divinité sinon Allâh. Par Allâh, ce visage n’est point celui d’un imposteur !” » Chers frères, tout se voit. La véridicité se voit dans les yeux, et l’imposteur ne peut guère cacher son jeu, même s’il feint la dévotion. C’est pourquoi notre Seigneur dit à propos des pieux : « ils portent leur marque sur le visage, à cause de la prosternation ». Il dit également à propos des criminels : « on reconnaît les criminels à leurs marques ». Rien ne se cache, tout se voit… Notre Seigneur dit : « Et tu les reconnaîtrais très certainement au ton de leur parler. » [2]Tout ce que tu caches, les jours le divulgueront
Tu as beau cacher, rien n’échappe guère à l’Un !
[...]

Les Juifs leur dirent donc de poser trois questions concernant un groupe de gens dans le passé, un homme ayant parcouru la terre du levant au couchant, et ce qu’est l’esprit. S’il répond aux trois questions, il est un imposteur. S’il répond à deux questions seulement et laisse la troisième à la science divine, il est un Envoyé d’Allâh.

Les polythéistes posèrent les trois questions au Prophète, pensant le soumettre à rude épreuve. Mais comme c’est une affaire de révélation, et que les réponses proviennent de la science d’Allâh, il n’y a là aucune difficulté. « Quand bien même tous les arbres de la terre se changeraient en calames (plumes pour écrire), quand bien même l’océan serait un océan d’encre où conflueraient sept autres océans, les paroles d’Allâh ne s’épuiseraient pas. Car Allâh est Puissant et Sage. » [3] Ils posèrent les questions au Propète qui leur répondit : « Je vous répondrai demain. » Mais il oublia de conditionner le tout par la volonté de Dieu en disant « in shâ’a Allâh ». Par parenthèse, lorsqu’on questionna le Prophète sur ce genre d’oubli, il répondit : « Je n’oublie point mais on me fait oublier, afin d’établir une jurisprudence ! » c’est-à-dire qu’en réalité, pour des visées pédagogiques, Allâh le rendait sujet à l’oubli afin que les gens sachent quoi faire ou quoi dire en cas d’oubli !

En l’occurrence, la révélation divine fut interrompue quinze jours durant lesquels les émissaires de la Mecque venaient chaque jour interroger le Prophète et fanfaronner… On voit là une première preuve de la véridicité du Prophète. En effet, s’il n’était pas un Envoyé d’Allâh, il aurait fourni des réponses aux questions dès le lendemain sans attendre. Mais le fait qu’il n’ait pu répondre que quinze jours plus tard, dans l’attente de la permission divine, démontre bien que c’est une affaire de révélation provenant uniquement d’Allâh et que Muhammad n’était pas un faux prophète.Ainsi quand Jibrîl [4] vint au Prophète, quinze jours plus tard, avec la révélation divine, ce dernier lui dit : « Ô frère Jibrîl, ton absence a été si longue que je me suis langui de te revoir ». Et Jibrîl de répondre au Prophète : « Ô Envoyé d’Allâh, ma langueur de te revoir durant tout ce temps était encore plus forte que ta langueur de me revoir. » Au passage, ceci répond à la thèse des athées, des orientalistes, des évangélistes et autres mécréants selon qui les épisodes de révélation n’étaient autres que des accès d’épilepsie. Les épileptiques, dans leurs moments de crise, bavent et urinent sur eux-mêmes, et vivent des instants très difficiles qu’ils ne souhaitent pas revoir de sitôt. Or, le Prophète se languissait de revoir Jibrîl. [...] S’il s’agissait d’épilepsie, il ne voudrait surtout pas des visites de Jibrîl ! Mais en vérité, la révélation divine n’est que miséricorde et lumière. « Qu’est-ce qui t’a donc retenu, ô Jîbrîl ? », demanda alors le Prophète. « Je ne suis qu’un serviteur exécutant les ordres. Si on me l’ordonne, je descends, et si on me retient, je m’abstiens. », répondit Jibrîl. « Nous ne descendons que sur ordre de ton Seigneur. À Lui appartient tout ce qui est devant nous, tout ce qui est derrière nous et tout ce qui est entre les deux. Ton Seigneur n’est point oublieux. § Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qui est entre eux. Adore-Le donc, et sois constant dans Son adoration. Lui connais-tu un égal ? » [5]

D’une part, Jibrîl expliqua la raison de son retard en récitant la Parole d’Allâh, qui nous instruit de ce qu’il faut dire lorsqu’on oublie d’invoquer la volonté d’Allâh : « Et ne dis jamais à propos d’une chose : « Je la ferai sûrement demain », § sans ajouter : « Si Allâh le veut », et évoque ton Seigneur quand tu oublies et dis : « Je souhaite que mon Seigneur me guide et me mène plus près de ce qui est correct ». » [6]

Tout musulman se doit de conditionner ses projets par la volonté d’Allâh et, s’il oublie de le faire, il doit évoquer Allâh de quelque manière que ce soit. Par exemple, on peut dire lâ ilâha illâ Allâh (il n’y a point de divinité sauf Allâh), subhâna Allâh (gloire à Allâh), al-hamdu lillâh (louange à Allâh), Allâhu akbar (Allâh est le plus grand), lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh (il n’y a point de puissance ni de force sauf en Allâh), ou toute autre mention d’Allâh.

[...]D’autre part, il apporta la réponse aux questions des polythéistes.

Réponse à la première question

Jibrîl récita au Prophète — paix et bénédictions sur lui — la parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « Penses-tu que les gens de la Caverne et d’Ar-Raqîm ont constitué une chose extraordinaire d’entre Nos prodiges ? § Quand les jeunes gens se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent : « Seigneur, accorde-nous de Ta part une miséricorde ; et assure nous la droiture dans tout ce qui nous concerne ». § Alors Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années. » [7] Le récit fut entièrement révélé de la part d’Allâh Qui dit au Prophète de dire au monde entier : « Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. » [8] Voici donc pour la première question concernant les gens de la caverne.C’est pourquoi, soit dit en passant, quiconque lit la sourate de la caverne le vendredi, Allâh lui octroie une lumière de l’endroit où il se trouve jusqu’à la Maison sacrée. Et quelle lumière ! Depuis l’endroit où il se trouve jusqu’à la Maison d’Allâh. Quelle compagnie d’électricité peut délivrer une telle puissance ? On rapporta aussi que celui qui en lit dix versets le vendredi, reçoit d’Allâh une lumière depuis l’emplacement de ses pieds jusqu’au ciel. Une manne divine. N’oubliez donc pas de saisir le Coran les vendredis et de lire cette sourate. Si vous la connaissez par cœur, récitez-la de mémoire, autrement, prenez le Coran et lisez-la car elle a un très grand mérite. On rapporta aussi que quiconque en lit quelques versets sera immunisé contre le vice de l’hypocrisie.

« Nous allons te raconter leur récit en toute vérité. Ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur ; et Nous leur avons accordé davantage de guidance. » [8] Voyez la force de la foi… Étant donné qu’ils ont pris l’initiative de croire, Nous leur accorderons davantage de guidance. « Nous avons fortifié leurs cœurs lorsqu’ils s’étaient levés pour dire : « Notre Seigneur est le Seigneur des cieux et de la terre : jamais nous n’invoquerons de divinité en dehors de Lui, sans quoi, nous transgresserions dans nos paroles. » [9] Quelqu’un vous a-t-il demandé d’adorer d’autres divinités qu’Allâh ? « Voilà que nos concitoyens ont adopté en dehors de Lui des divinités. » [10] Il y avait à l’époque un roi qui ordonnait à son peuple de l’adorer lui et de ne point lui associer personne. Ces jeunes gens ont refusé et jamais ils n’auraient accepté d’adorer personne en dehors d’Allâh. « Que n’apportent-ils sur elles une preuve évidente ? Quel pire injuste, donc que celui qui invente un mensonge contre Allâh ? » [10] À sept, comment pouvaient-ils se débrouiller dans un pays totalement mécréant ? Mais le croyant trouve toujours refuge en se dirigeant vers Allâh, en fuyant vers Lui, en s’accrochant à la ganse d’Allâh quand bien même les flammes l’entoureraient car la force du monothéisme éteint toute flamme.« Et quand vous vous serez séparés d’eux et de ce qu’ils adorent en dehors d’Allah, réfugiez-vous donc dans la caverne » Puisque vous croyez en Allâh et proclamez Son Unicité, éloignez-vous de ces gens. Pour aller où, Seigneur ? « Réfugiez-vous donc dans la caverne » Une grotte dans la montagne… Qui va nous nourrir ? Comment on va faire ? Il leur répondit : « Réfugiez-vous donc dans la caverne ». Ils y entrèrent donc peu de temps après le lever du soleil et s’y assirent. Et voilà que le sommeil caressa leurs paupières. [...] « Votre Seigneur répandra de Sa miséricorde sur vous et disposera pour vous un adoucissement à votre sort. » [11] Sur le chemin de la caverne, un chien les suivit petit à petit. Ils essayèrent de le renvoyer, rien n’y faisait. « Va-t-en ! Nous ne voulons pas de toi ! » Et voilà que le chien prit la parole et leur dit : « J’aime les bien-aimés d’Allâh ! » (Laissez-moi marcher avec vous, je suis ordonné de vous suivre !) « Tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre se rendront auprès du Tout Miséricordieux, (sans exception), en serviteurs. § Il les a certes dénombrés et bien comptés. § Et au Jour de la Résurrection, chacun d’eux se rendra seul auprès de Lui. § À ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour. » [12]

Ils entrèrent donc dans la caverne. Le chien s’assit à l’entrée les pattes tendues devant lui. Si tu le voyais, tu croirais qu’il monte la garde, alors qu’en réalité il dort. Les sept hommes s’endormirent tandis que le chien montait la garde. Et voici que trois cent neuf années passèrent l’une après l’autre. Puis Allâh les réveilla. Trois cent neuf ans durant lesquels les Soins divins régissaient le lieu où ils dormaient. « Tu aurais vu le soleil, quand il se lève, s’écarter de leur caverne vers la droite » [13] pour éviter que la chaleur les indispose. Le soleil apportait sa lumière pour purifier les lieux et y apporter la vie, mais sans les indisposer par sa chaleur. « Et quand il se couche, passer à leur gauche », si bien que le soleil ne les dérangeait ni au lever ni au coucher. « Tandis qu’eux-mêmes sont là dans une partie spacieuse (de la caverne)… Cela est une des merveilles d’Allâh. Celui qu’Allâh guide, c’est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. »

Ils entrèrent donc dans la caverne. Le chien s’assit à l’entrée les pattes tendues devant lui. Si tu le voyais, tu croirais qu’il monte la garde, alors qu’en réalité il dort. Les sept hommes s’endormirent tandis que le chien montait la garde. Et voici que trois cent neuf années passèrent l’une après l’autre. Puis Allâh les réveilla. Trois cent neuf ans durant lesquels les Soins divins régissaient le lieu où ils dormaient. « Tu aurais vu le soleil, quand il se lève, s’écarter de leur caverne vers la droite » [13] pour éviter que la chaleur les indispose. Le soleil apportait sa lumière pour purifier les lieux et y apporter la vie, mais sans les indisposer par sa chaleur. « Et quand il se couche, passer à leur gauche », si bien que le soleil ne les dérangeait ni au lever ni au coucher. « Tandis qu’eux-mêmes sont là dans une partie spacieuse (de la caverne)… Cela est une des merveilles d’Allâh. Celui qu’Allâh guide, c’est lui le bien-guidé. Et quiconque Il égare, tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. »

[...]L’un d’entre eux prit de l’argent et alla acheter à manger. Lorsque le vendeur reçut les pièces d’argent, il remarqua qu’elles étaient frappées à l’éfigie du tyran d’antan. « D’où tenez-vous ces pièces ? On en entend parler dans les légendes seulement », s’exclama-t-il. Le commerçant fit beaucoup de bruit et informa les autorités de cette affaire. À l’époque, le pays était gouverné par un bon roi. Ce dernier fit venir les gens de la caverne et leur offrit de leur réaliser leurs vœux. Mais ceux-ci préférèrent le retour à Dieu et Son agrément. Quelle morale tirer de cette histoire ? « Et c’est ainsi que Nous fîmes qu’ils furent découverts, afin qu’ils (les gens de la cité) sachent que la promesse d’Allâh est vérité et qu’il n’y ait point de doute au sujet de l’Heure. » [16] Les gens de la caverne étaient une preuve manifeste et un exemple vivant de la véracité de la résurrection. Celui Qui fut capable de les endormir pendant trois cent neuf ans est capable de ressusciter les morts le jour de la résurrection.

Enfin, Allâh enseigna au Prophète : « Et ne dis jamais à propos d’une chose : « Je la ferai sûrement demain », § sans ajouter : « Si Allâh le veut » » [17] 

Réponse à la deuxième question

Puis il donna la réponse à la deuxième question, à savoir : « Que dis-tu d’un roi ayant parcouru la terre du Levant au Couchant ? » D’où la révélation du verset : « Et ils t’interrogent sur Dhû Al-Qarnayn. Dis : « Je vais vous en citer quelque fait mémorable ». » [18] Ce fut un roi monothéiste dont la mainmise s’étendait sur les contrées d’Orient et d’Occident. Il atteignit les pays du Couchant et les pays du Levant, ainsi que la région entre les deux digues. Il y porta secours à des gens faibles et les défendit contre des gens malfaisants appelés Ya’jûj et Ma’jûj. « Ils dirent : « Ô Dhû Al-Qarnayn, les Ya’jûj et les Ma’jûj sèment le désordre sur terre. » [19] Il s’agit de deux tribus ou de deux groupes malfaisants, ne connaissant aucune loi sauf la loi de la jungle ; le fort y dévore et spolie le faible. Sur ce, les faibles lui dirent « Ô Dhû Al-Qarnayn, les Ya’jûj et les Ma’jûj sèment le désordre sur terre. Ne pourrions-nous te verser tribut, à charge qu’entre eux et nous tu établisses une digue ? » [19] Un barrage entre les deux digues (les deux montagnes) susceptible de nous protéger contre leurs assauts. « Il dit : « Ce que Mon Seigneur m’a conféré vaut mieux (que vos dons). » » [20] « Je ne veux pas d’argent, tout ce que je fais je le fais pour la Face de Dieu. » Les gens pieux n’acceptent jamais l’argent en lieu et place des réformes.

Cela n’est pas sans rappeler la réaction du Prophète d’Allâh, Salomon. Lorsque Balqîs dit : « Je vais leur envoyer un présent, puis je verrai ce que les émissaires ramèneront » [21] Elle lui envoya un présent somptueux, digne d’un roi. Lorsque Salomon vit l’argent, il dit : « Vous me feriez largesse d’argent ? Mais Dieu m’a donné davantage qu’à vous ! Mais c’est vous plutôt qui vous réjouissez de votre cadeau. » [22] Vais-je accepter un pot-de-vin en contrepartie du Monothéisme ? Je vous ai écrit : « Ne faites pas les superbes avec moi, venez à moi en soumis. » [23] et vous me proposez un pot-de-vin ? Jamais je ne me laisserai corrompre !De même, Dhû Al-Qarnayn, le roi monothéiste pieux : « Il dit : « Ce que Mon Seigneur m’a conféré vaut mieux (que vos dons). Aidez-moi donc avec force et je construirai un remblai entre vous et eux. Apportez-moi des blocs de fer ». Puis, lorsqu’il en eut comblé l’espace entre les deux montagnes, il dit : « Soufflez ! » Puis, lorsqu’il l’eut rendu une fournaise, il dit : « Apportez-moi du cuivre fondu, que je le déverse dessus ». » [24] Lorsqu’il eut construit la digue de fer et de cuivre, et fit fondre le fer grâce au feu, « Ils (Ya’jûj ey Ma’jûj) ne purent l’escalader ni l’ébrécher. » [25] Chercha-t-il à tirer quelque fierté de son œuvre ? Non, il dit : « C’est là une miséricorde de mon Seigneur. » [26] Les gens pieux attribuent tous les succès à Allâh et n’en tirent guère de fierté personnelle. « Il dit : « C’est là une miséricorde de mon Seigneur. Quand la promesse de mon Seigneur viendra, Il le nivellera. Promesse de mon Seigneur est vérité ». » [26] Lorsque mon Seigneur le voudra, cette digue sera nivelée et les Ya’jûj et Ma’jûj seront libérés avant l’avènement de l’Heure et sèmeront le désordre sur terre. Ils dévoreront les biens et agresseront les gens. À ce moment, Allâh hâtera la mort des pieux et les rappellera à Lui. C’est pourquoi Allâh dit : « Jusqu’à ce qu’elle soit ouverte à Ya’jûj et à Ma’jûj et qu’ils déboulent de toutes les collines, c’est alors que la vraie promesse s’approchera » [27] « Quand la promesse de mon Seigneur viendra, Il le nivellera. Promesse de mon Seigneur est vérité ». » [28] Nous retenons de ce récit que l’individu pieux et fort a le devoir de prendre la défense des faibles contre la tyrannie. C’est pourquoi notre maître, le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dit : « Quiconque protège un croyant contre un hypocrite, Allâh protègera sa chair du Feu, le jour de la résurrection. »[29] 

La réponse à la troisième question

Passons maintenant à la troisième question. Pour mémoire, on avait dit que si le Prophète répondait aux trois questions, ce serait un charlatan. Mais s’il ne répondait qu’à deux questions seulement et laissait la troisième à la science divine, alors ce serait un vrai prophète. « Qu’est-ce que l’esprit, ô Muhammad ? » La révélation apporta la réponse à cette question : « Et ils t’interrogent au sujet de l’esprit, dis : « L’esprit relève de l’Ordre de mon Seigneur ». Et on ne vous a donné que peu de science. » [30] Le Prophète réussit donc l’examen à la perfection. Néanmoins, les polythéistes représentés par An-Nadr Ibn Al-Hârith, l’émissaire de la Mecque auprès des Juifs de Médine, lui dit : « Ô Muhammad, « Si cela est la vérité provenant de ton Seigneur ; qu’il fasse pleuvoir du ciel des pierres sur nous. » » Voyez ce qui se passe lorsque les cœurs se détournent de l’évocation d’Allâh ! Au lieu de demander à suivre la guidée, si telle est la vérité, ils appellent le châtiment. En guise de réponse, Allâh révéla à Son Messager : « Et quand ils dirent : « Ô Allah, si cela est la vérité de Ta part, alors, fais pleuvoir du ciel des pierres sur nous, ou fais venir sur nous un châtiment douloureux ». § Allâh n’est point tel qu’Il les châtie, alors que tu es au milieu d’eux. Et Allâh n’est point tel qu’Il les châtie alors qu’Ils demandent pardon. » [31] En ton honneur Muhammad, ils ne seront pas châtiés immédiatement.

Je demande à Allâh de nous faire miséricorde et de nous faire profiter de son intercession — paix et bénédictions sur lui —. Puisse-t-Il nous rassembler autour de son bassin, et nous donner de sa main une gorgée d’eau jamais suivie de soif. Enfin, je demande pardon à Allâh en mon nom et en votre nom.

Ce texte correspond à la transcription en français d’un prêche donné en arabe par Sheikh Kishk, qu’Allâh lui fasse miséricorde.

Notes[1] Sourate 17, Al-Isrâ’, Le voyage nocturne, verset 85. NdT.

[2] Sourate 47, Muhammad, verset 30. NdT.

[3] Sourate 31, Luqmân, verset 27. NdT.

[4] Jibrîl est le nom arabe de l’Archange Gabriel, lequel était chargé d’apporter la révélation au Prophète Muhammad — paix et bénédictions sur lui —. NdT.

[5] Sourate 19, Maryam, Marie, versets 64 et 65. NdT.

[6] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 24. NdT.

[7] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, versets 9 à 11. NdT.

[8] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 13. NdT.

[9] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 14. NdT.

[10] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 15. NdT.

[11] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 16. NdT.

[12] Sourate 19, Maryam, Marie, versets 93 à 96. NdT.

[13] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 17. NdT.

[14] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 18. NdT.

[15] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 19. NdT.

[16] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 21. NdT.

[17] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 23. NdT.

[18] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 83. NdT.

[19] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 94. NdT.

[20] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 95. NdT.

[21] Sourate 27, An-Naml, Les fourmis, verset 35. NdT.

[22] Sourate 27, An-Naml, Les fourmis, verset 36. NdT.

[23] Sourate 27, An-Naml, Les fourmis, verset 31. NdT.

[24] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, versets 95 et 96. NdT.

[25] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 97. NdT.

[26] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 98. NdT.

[27] Sourate 21, Al-Anbiyâ’, Les prophètes, versets 96 et 97. NdT.

[28] Sourate 18, Al-Kahf, La caverne, verset 98. NdT.

[29] Hadîth rapporté selon différentes variantes par les Imâms Ahmad et Abû Dâwûd. NdT.

[30] Sourate 17, Al-Isrâ’, Le voyage nocturne, verset 85. NdT.

[31] Sourate 8, Al-Anfâl, Le butin, verset 33. NdT.

 

( 11 septembre, 2007 )

Les Juifs et les Hypocrites à Médine .

Incapables de supporter la consolidation de la puissance des musulmans à Médine, les Juifs s’allièrent avec les Polythéistes parmi les tribus Al-Aws et Al-Khazraj. Ils s’accordèrent à ce que certains feignent embrasser l’islam et fréquentent les musulmans pour savoir leurs nouvelles tandis que d’autres annonceraient leur acceptation de l’islam le matin et y renonceraient le soir en vue de semer la confusion chez les musulmans vis-à-vis de leur religion. Un jour, certains d’entre eux se réunirent à la mosquée et, serrés les uns contre les autres, se mirent à discuter à voix basse. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — les chassa alors sévèrement.

Quant aux rabbins, ils interrogeaient souvent le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et ergotaient dans leurs questions. Ils soulevaient des questions équivoques cherchant à mêler le vrai et le faux. La révélation coranique apportait la réponse à leurs questions et faisait éclater au grand jour le secret de leurs cœurs. C’est également eux qui, autrefois, avaient incité les Polythéistes de la Mecque à interroger le Prophète — paix et bénédictions sur lui — au sujet de trois choses ; s’il parvenait à donner la bonne réponse, il serait un Prophète envoyé, sinon, un faux prétendant. [1] Il s’agissait de l’interroger sur le sort d’un groupe de jeunes qui, jadis, disparurent et eurent une histoire étrange ; sur l’histoire d’un grand voyageur ayant parcouru le monde d’Est en Ouest et sur l’essence de l’âme. Lorsque les Polythéistes mecquois l’interrogèrent, des versets coraniques furent révélés relatant l’histoire des gens de la caverne ainsi que celle de Dhul-Qarnayn et clarifiant que l’âme relève de l’Ordre d’Allâh. Malgré tout, ni les Polythéistes de la Mecque ni les Juifs de Médine ne crurent et ces derniers poursuivirent leurs interrogations provocantes et pointilleuses au Prophète — paix et bénédictions sur lui — après qu’il fut devenu leur voisin dominant.

Ils l’interrogèrent également sur les choses que Israël s’était interdites et lui demandèrent comment prétendait-il que Salomon est un prophète alors que pour eux, il n’était qu’un sorcier. Ils lui affirmèrent aussi qu’ils auraient pu suivre son message si ce n’était pas Gabriel qui le transmettait, car selon eux, ce dernier est leur ennemi et n’apporte que la rudesse et l’effusion du sang. Bref, ils avancèrent toutes sortes de billevesées et de polémiques stériles. Quoiqu’il en soit, les versets coraniques venaient répondre à leurs questions et dévoiler leurs strétagèmes. Lorsque le Prophète — paix et bénédictions sur lui — les appelait à l’islam, ils répondaient : « Nous marchons sur les pas de nos ancêtres car ils étaient plus savants et plus vertueux que nous ».Quand la délégation chrétienne de Najrân se rendit chez le Prophète — paix et bénédictions sur lui —, il les invita à l’islam. Il leur ordonna de cesser de dire que Jésus est le fils d’Allâh et leur clarifia qu’il est Son serviteur, Son envoyé et Sa parole qu’Il envoya à Marie et un souffle venant de Lui. [2] Mais, ils persistèrent dans leur voie. Alors, Allâh révéla Sa Parole : « À ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n’as qu’à dire : « Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons l’imprécation pour appeler la malédiction de Dieu sur les menteurs ». » [3]. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — les appela alors à une réunion où ensemble, ils appelleraient la malédiction d’Allâh contre les injustes ; proposition qu’ils refusèrent. Ils se dirent entre eux : « Par Allâh, vous savez qu’il est véritablement l’envoyé d’Allâh ; si vous vous engagez contre lui dans cette imprécation mutuelle, vous serez anéantis. »Par ailleurs, lorsque les Juifs eurent vent de la réunion de la délégation de Najrân avec le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui —, ils arrivèrent et se disputèrent avec elle. Les Juifs dirent : « Les chrétiens ne tiennent sur rien » et ces derniers de dire : « Les Juifs ne tiennent sur rien ». Ils se disputèrent ensuite au sujet de notre maître Abraham ; chaque groupe l’affiliant à sa religion. Les chrétiens prétendirent qu’Abraham était chrétien et les Juifs prétendirent qu’il était juif. Le Coran vint trancher cette affaire [4], ne faisant ainsi qu’augmenter leur répugnance. Les versets s’enchaînèrent ensuite défendant aux musulmans de prendre pour alliés intimes les Juifs et les mettant en garde contre eux. Ils descendirent également mettre en garde le Prophète — paix et bénédictions sur lui — contre leur tentative de le distraire de ce qui lui fut révélé, par la promesse de le suivre et de croire à son message s’il jugeait en leur faveur contre leurs adversaires.

 Ils allèrent même jusqu’à nier que Jésus le fils de Marie — paix sur lui — fut investi d’une mission prophétique et prétendirent que `Uzayr était le fils d’Allâh. Leur insolence les poussa ensuite à s’attaquer à Allâh le Très-Haut dont ils dirent : « Allâh est pauvre et nous sommes riches car Il nous demande notre argent !! » Ils dirent aussi : « Comment nous défend-t-il l’intérêt usuraire (ribâ) alors qu’Il le pratique en vous promettant une rétribution dix fois plus importante que vos actes ? » Ils se demandèrent enfin : « Voici qu’Allâh a créé les créatures, qui a donc créé Allâh ? »Un jour, les Juifs se rendirent chez le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et lui dirent : « Tous les prophètes se rendaient et s’installaient à Jérusalem. Si tu es un vrai prophète, tu dois t’y rendre et t’y installer ». Ce faisant, ils voulaient l’éloigner de Médine comme les Quraysh l’avaient éloigné de la Mecque.À cette époque, le Prophète souhaitait cordialement que la direction de sa prière (qiblah) soit celle de ses ancêtres Abraham et Ismaël. Le Coran fut alors révélé ordonnant la réorientation de la prière vers la Ka`bah et ce, dix-sept mois après l’hégire. Les Juifs saisirent cette occasion pour tenter de discréditer le Prophète — paix et bénédictions sur lui — alors qu’Allâh l’avait informé des propos que les insolents tiendraient avant même qu’ils ne les tiennent. Nonobstant, ils dirent ce qu’ils avaient sur le cœur sans se dire que l’annonce de ce qu’ils allaient dire avant même qu’ils ne parlent était en soi un miracle. Cela se répéta à maintes reprises sans pour autant qu’ils reconnaissent la prophétie de celui qui les informait toujours à l’avance de ce qu’ils allaient dire.

Ainsi furent les Juifs… À chaque fois qu’un messager leur apportait des vérités contraires à leurs passions, ils traitaient les uns d’imposteurs et tuaient les autres. Nombreux furent les versets du Coran qui portèrent sur leurs chicaneries avec leurs prophètes et messagers ainsi que leurs disputes et différends incessants avec eux. Leur attitude est évoquée dans une centaine de versets de sourate Al-Baqarah, ainsi que dans les passages les concernant de sourate An-Nisâ’. Il n’y a quasiment pas une sourate du Coran qui n’évoque pas leurs travers. Il nous suffit de citer, à cet égard, la Parole d’Allâh — Exalté soit-Il — : « Certes, Nous avons confié le Livre à Moïse ; Nous avons envoyé après lui des prophètes successifs. Et Nous avons donné des preuves à Jésus le fils de Marie, et Nous l’avons renforcé du Saint-Esprit (Gabriel). Est-ce qu’à chaque fois, qu’un Messager vous apportait des vérités contraires à vos souhaits vous vous enfliez d’orgueil ? Vous traitiez les uns d’imposteurs et vous tuiez les autres * Et ils dirent : « Nos cœurs sont enveloppés et impénétrables » — Non mais Dieu les a maudits à cause de leur infidélité, leur foi est donc médiocre * Et quant leur vint de Dieu un Livre confirmant celui qu’ils avaient déjà, — alors qu’auparavant ils cherchaient la suprématie sur les mécréants — quand donc leur vint cela même qu’ils reconnaissaient, ils refusèrent d’y croire. Que la malédiction de Dieu soit sur les mécréants ! » [5].Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Yâsîn Rushdî, Fî Rihâb Al-Mustafâ (En Compagnie de l’Élu),

Notes
[1] Pour de plus amples détails sur cet épisode, conférer l’article intitulé « Une preuve irréfutable de l’authenticité du Messager d’Allâh » de Sheikh Kishk. Ndlr.
[2] L’auteur fait allusion au verset 171 de sourate An-Nisâ’ (Les femmes) : « Ô gens du Livre, n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allâh que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allâh, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allâh et en Ses messagers. Et ne dîtes pas « Trois ». Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allâh n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allâh suffit comme protecteur. » NdT.[3] Sourate 3, Âl `Imrân, La famille d’Amram, verset 61.

[4] L’auteur fait allusion au verset 67 de sourate Âl `Imrân (La famille d’Amram) : « Abraham n’était ni Juif ni Chrétien. Il était entièrement soumis (Muslim) à Allâh et il n’était point du nombre des associateurs ». NdT.

[5] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, versets 87 à 89.

 

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